Emma Green (2016)

Emma Green (2016)

— Bonjour Emma M Greeen.  Êtes-vous prêtes à répondre à notre interview loufoque ?

 

Loufoque… Comme ça ?!

 

Si c’est parce qu’on est deux derrière un nom d’auteure, c’est gentil d’essayer de réunir nos deux créatures en une seule, mais on préfère ne pas savoir qui est le phoque.


— Pourriez-vous, s'il vous plait, vous présenter pour les lecteurs qui vous découvrent ?

 

Nous nous appelons Emma M. Green, Em & Ma pour les intimes (même si nous avons de vrais prénoms dans la vraie vie). A nous deux, nous avons 62 ans (et 2 chiens). 15 romans à notre actif. On vit à Paris (ou presque) et on adore ouvrir des parenthèses. (Il faut juste qu’on pense à les refermer).

 

— Écrire à 4 mains n’est-il pas compliqué ? Envie ou projet d’écrire en solo ?

 

Si, c’est compliqué. Ca ne laisse plus beaucoup de place sur le clavier. Et parfois, nos pouces se font des croche-pattes… Mais la plupart du temps, nos mains tapent à l’unisson et nos petits doigts s’accrochent : on fait front dans cette incroyable aventure.

Travailler à deux, ce qu’on fait depuis une dizaine d’années déjà, c’est deux fois plus d’idées, de mots, d'émotions. On est un moteur l’une pour l’autre. Quand Em n’y arrive pas, Ma est là, et vice versa. On a déjà écrit en solo sur des histoires parallèles (Call me Baby et Call me Bitch, par exemple, l’une a écrit la série principale et l’autre le spin-off) : mais globalement, on préfère tout écrire à quatre mains, c’est comme ça qu’on fonctionne le mieux.


— A travers vos différents romans avez-vous voulu passer un message, une morale ?

 

On n’écrit pas de jolies fables mais quand même, on aime bien quand la tortue arrive avant le lièvre et quand la cigale et la fourmi finissent par se tomber dans les bras. On fait en sorte que nos romans ressemblent à la vraie vie, en fait : personne n’est épargné, il nous arrive de briser des cœurs et même de faire mourir nos personnages (attention spoiler !), mais à la fin c’est toujours l’amour qui gagne. Parce qu’on est persuadées que c’est aussi le cas dans la réalité. Nous sommes de vraies sentimentales !

En revanche, si on met de côté les fleurs bleues deux minutes, on sait aussi qu’on a des responsabilités : nos héros pratiquent le <i>safe sex</i>, toujours !  Toutes les minorités sont représentées. Nos romans seraient tellement moins réalistes, vivants, touchants, si tout le monde était blanc, hétéro, jeune, mince et beau ! Et on essaie de ne pas trop tomber dans les clichés qui nous font lever les yeux au ciel : l’homme forcément sexiste, la femme forcément soumise, le meilleur ami forcément gay (et hyper maniéré), la fille ronde forcément rigolote et complexée.

Après quinze romans, on est obligées de se renouveler ! Et on adore créer des galeries de personnages qui vont surprendre nos lecteurs. On a hâte de vous présenter la mère de famille immature mais attachante, le petit métis qui vit dans le Queens mais qui est champion d’orthographe, la blonde type « Girl next door », bien moins naïve qu’il n’y paraît… (Au fait, vous les retrouverez dans notre prochaine série !)


— Nils, le héros de votre roman Fallait pas me chercher, aurait-il pu vous séduire ? Et pourquoi ?

 

Comme on est deux, on ne va pas forcément répondre la même chose… « Em » dit qu’elle préfère les bruns ténébreux qui ont de la conversation aux grands gaillards blonds qui foncent dans le tas avant de réfléchir. « Ma » dit qu’elle raffole des cheveux longs et de l’humour un peu limite, mais moins des gros muscles. Dans tous les cas, on aurait été séduites par le sens de la répartie de Nils et par tout ce qu’il cache sous sa carapace de Viking glacial : de la tendresse, de la chaleur (beaucoup de chaleur !). On aime les hommes contrastés !


— Pouvez-vous nous donner une photo de vos personnages de roman ? Une photo décente (ou pas).

 

On a mieux que ça, une vidéo ! Là, ils sont tous réunis, presque tous torse nu, et on a même écrit leurs noms et le titre de leur roman, au cas où vous voudriez retrouver leur trace : https://www.facebook.com/EmmaGreenAuteure/videos/1827889920765226/

Nos personnages sont toujours associés à un acteur, à quelqu’un de plus ou moins connu ou même quelqu’un de notre entourage : c’est comme ça que nos héros de papier prennent vie, s’incarnent dans nos esprits, qu’on peut les imaginer bouger, parler, marcher, respirer.

En quasi-exclusivité presque mondiale, voici le héros qui occupe nos journées en ce moment (on est sympas, on vous a mis la version avec et sans accessoire) :

 

 


— Racontez- nous votre plus grand rêve?

 

Là, on a crié en chœur : une adaptation ! Oui, on sait que c’est totalement irréaliste. Non, on n’a pas pris la grosse tête. Mais si nos romans devenaient des séries télé ou des films, ce serait le rêve ultime !
Mais on n’oublie pas qu’être publiées, c’est déjà un rêve qui se réalise. Comme vivre de notre passion. Etre traduites en plusieurs langues. Rencontrer nos lectrices. Travailler avec des éditrices comme les nôtres. On a conscience de notre chance.


— Quelles sont vos conditions idéales pour écrire?

 

On écrit presque tous les jours, soit quelques heures, soit la journée entière. Mais ce qu’on préfère, c’est le soir, tard, quand il fait nuit dehors, que nos téléphones ne sonnent plus et que tout le monde dort. On a l’impression de confier des secrets à nos pages blanches, de continuer à faire avancer la vie qui s’est arrêtée, d’en faire ce qu’on veut, c’est un peu de la magie. A ce moment-là, on sait qu’on fait le plus beau métier du monde. (Juste derrière le Dr. Ross dans <i>Urgences</i>, parce qu’il sauvait quand même des enfants de la noyade tout en envoyant des petits coups de sourcils sexy à Carol Hathaway qu’il aimait en secret…)


— Où puisez-vous votre imagination?

 

Sans hésiter, dans les séries télé. On est des dévoreuses, des « binge watcheuses », c’est notre drogue à nous ! Soren, notre héros de Bliss : Le faux journal d’une vraie romantique nous a été inspiré par le héros de Scandal, l’homme intouchable par excellence. L’héroïne qu’on fait vivre en ce moment a quelque chose de Fiona, la grande sœur de Shameless. Mais vous trouverez aussi tout un tas de références littéraires et cinématographiques dans nos romans, du Jane Campion, du Bridget Jones, du Bacri-Jaoui pour les familles déglinguées, du Almodovar, du Woody Allen (et on va garder nos auteurs cultes pour la question qui risque d’arriver…)


— Quand vous écrivez, écoutez-vous de la musique, si oui, lesquelles ?

 

Attention, ça va être le moment « déception » de cette interview : on n’est pas fun, on a besoin de silence pour écrire.
Le reste du temps, on est capables de chanter du Adele à tue-tête, de reproduire les choré de Beyoncé, de pleurer sur du Ed Sheraan, de se prendre pour les Gipsy King en faisant du « air-guitar » sur la dernière chanson de Céline Dion. Sinon, l’une de nous (elle n’a pas honte mais souhaite quand même garder l’anonymat) connaît tout le répertoire de Jean-Jacques Goldman et France Gall par cœur. L’autre préfère Christine and the Queens, Florence and the Machine et d’autres groupes avec un prénom féminin « and the quelque chose » derrière. Si on doit se reconvertir, on sait déjà qu’on s’appellera Emma and the Greenies.


— Quel(le) auteur(e) vous a inspiré ? Pour écrire hein ! Pas autre chose…

 

Ils et elles sont tellement nombreux et nombreuses…

En vrac, ceux qui nous ont fait rêver ou donné envie d’écrire : Stephen King, Jane Austen, Tracy Chevalier, George Sand, Emile Zola, Suzanne Collins, Amélie Nothomb, Katherine Pancol, J.R.R. Tolkien, Helen Fielding, Fred Vargas, Janine Boissard, Albert Cohen, Anna Gavalda, Boris Vian, Harper Lee, les sœurs Brontë et plus récemment Christina Lauren, Colleen Hoover, Angela Morélli, Jennifer Armentrout ou Jojo Moyes.


— Avez-vous encore le temps de lire et quel genre de lectrices êtes-vous?

 

« Em » lit absolument toute la concurrence, par professionnalisme et par passion pour la romance. Elle s’achète une dizaine de livres par mois (qu’elle commence tous mais ne finit pas toujours…). Elle vient toute juste de renoncer au papier pour acquérir une liseuse (les valises commençaient à peser lourd en vacances).
« Ma » ne fait pas bien ses devoirs (Coucou les Editions Addictives !) et préfère lire d’autres choses, des polars, des catalogues de déco remplis d’images… (de toute façon, elle s’endort toujours après une page, donc elle relit toujours la même !)


— Si vous deviez être un roman, lequel seriez-vous et pourquoi ?

 

Un grand classique, celui qu’on peut relire dix fois et en être toujours émerveillées !

Les Misérables, Jane Eyre, L’attrape-cœursNe tirez pas sur l’oiseau moqueur, Le Rouge et le Noir, La Cicatrice, Orgueil et Préjugés, Nana… (On nous souffle d’arrêter !)


— D'autres passions à part l'écriture?

 

Plein ! Les road trips, les chaussures, les marathons de séries télé (of course !), la mer, les chansons qui font pleurer, les chiens (vous en trouverez toujours un dans nos romans), les prénoms originaux (idem), la déco (vous en trouverez toujours dans nos romans), la bonne cuisine (à manger, pas à faire !), la mal bouffe (on n’est pas difficiles), les gens atypiques, les héros ordinaires, l’Amour !


— Pouvez-vous nous dévoiler vos prochains projets ou du moins nous en dire quelques mots?

 

Il a des lunettes (sexy). Elle a des tatouages (secrets). Elle part de rien, il a déjà tout vécu. Sauf elle.

(Oui, c’est court. Mais c’est déjà beaucoup.)


— Tout le monde a une double personnalité, faites ressortir la vôtre et montrez la nous :)

 

On est déjà deux, on écrit à quatre mains, ce qui ferait en tout huit personnalités. Et l’une de nous n’est vraiment pas seule dans sa tête, croyez l’autre sur parole ! Mais sachant que même nos éditrices sont incapables de distinguer laquelle de nous écrit quel chapitre, on est finalement peut-être qu’une seule et même personne… (musique de suspense et petit bandeau en bas de votre écran : « Suite au prochain épisode… »). Et là, la foule en délire derrière sa télé s’écrie « Nooon, vous ne pouvez pas nous faire ça ! »


— Votre souvenir le plus drôle? (À quel moment de votre vie avez-vous le plus ri ?)

 

On rit tous les jours. Parfois, on rit trop. Mais on ne s’en souvient pas. L’abus d’alcool est dangereux pour la santé.


— Faisons un petit portrait chinois, si vous êtes d'accord ?

Non, juste parce qu’on aime la contradiction.


Si vous étiez une chanson, vous seriez ?
un pot de glace Haagen Dasz (qui retourne tout seul dans le congélateur une fois qu’on en a trop mangé et qu’on ne peut plus bouger)


Si vous étiez une fleur, vous seriez ? un cactus, ça n’a besoin de rien ni personne pour pousser, ça ne se laisse pas renifler ou caresser, c’est libre, rebelle et piquant, et c’est ce qui dure le plus longtemps !


Si vous étiez un animal, vous seriez ?
un énorme chien qui ne bave jamais, sent toujours bon, n’a pas besoin de sortir à une heure du matin et vous regarde comme la huitième merveille du monde (que vous êtes !)

Si vous étiez un dessert, vous seriez ?

Est-ce qu’on vous a déjà parlé de notre concept de pot de glace révolutionnaire… ?


Si vous étiez un déguisement d'Halloween vous seriez ?

On se glisserait dans la peau d’un type vraiment canon pour voir ce que vivent nos héros au quotidien.


Si vous étiez un proverbe/ une devise, vous seriez ?

« Sois l’héroïne de ta propre vie : il ne te reste plus qu’à l’écrire ». C’est une devise qu’on a inventée. Et qui nous ressemble bien. Sinon, en deuxième choix, on propose « Aimez-vous les uns les autres, bordel de m… ! » Parce que de temps en temps, ça fait du bien de dire des gros mots. Et tout le reste du temps, c’est l’amour qui fait le plus de bien.


— Sur quel(s) site(s) peut-on vous suivre ?

 

Les « Greenies » sont plus de 3000 sur la page Facebook qu’on anime nous-mêmes (et on prend beaucoup de plaisir à partager cet espace avec nos lectrices) : https://www.facebook.com/EmmaGreenAuteure/

 

On débute sur Instagram, venez nous rejoindre : https://www.instagram.com/emmagreenauteure/?hl=fr

 

Sinon, vous pouvez retrouver la liste complète de nos romans, e-books et petits bonus exclusifs sur le site des (merveilleuses) Editions Addictives : http://tinyurl.com/EmmaMGreen

 

— Merci pour le temps que vous nous avez accordé. C’était un véritable plaisir.

 

Plaisir doublement partagé !

 

 

 

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