Eva Adams (2016)

Interview loufoque (exceptionnelle) de Eva Adams

 

Les Chroniques de Céleste : Bonjour Eva, Merci de répondre à notre interviewloufoque spéciale, nous te proposons cette interview, car tu es pour nous un exemple de femme libre, et une auteure au monde extraordinaire. Chez Les Chroniques de Céleste, nous sommes très curieuses et on aimerait savoir comment se passe ta vie au quotidien. Nous espérons ne pas être trop indiscrètes, mais ton univers nous fascine.  Nous allons te cuisiner, te découvrir sous toutes les coutures, alors es-tu prêtes à nous accorder un peu de ton temps, et de ta vie privée ?

LCC :Tout d’abord, peux-tu te présenter ? Sans oublier des détails croustillants hein !

Bonjour je m’appelle Eva Adams, je suis une femme mariée à mon Maître. En fait il était mon Mari avant d’être mon Maître. Je suis de taille moyenne et de corpulence moyenne, si on peut dire cela. J’ai une poitrine abondante tout comme mes idées. À bien y réfléchir c’est peut-être parce que j’ai trop d’idées et qu’il faut bien les caser quelque part J

LCC : Eva Adams est-il un pseudo ?

Tout à fait, c’est un pseudo choisi avec soin.

LCC : As-tu un métier à côté de tout ce que tu fais ?

J’ai un métier à côté de mon métier d’auteur. Mais vous n’en saurez rien. En plus cela risquerait de vous faire peur (sourire).

LCC : Ton prince, ou ta princesse ressemble à quoi dans tes rêves ?

Dans mes rêves je n’ai pas de princes, ils sont bien trop ennuyeux et j’ai en horreur le romantisme. Les fleurs et les chocolats ne sont pas pour moi. Déjà parce que je ne supporte pas qu’on coupe des fleurs juste pour embellir pendant deux jours une table de salle à manger et parce que les chocolats sont souvent fourrés à ce que je n’aime pas. Dans mes rêves, j’ai un Maître, dur et puissant. Qui a des attentes bien précises et qui ne fait aucune concession sur ses ordres. Je suis à ses pieds et je me ravis de la douleur qu’il va m’infliger. Mieux je vais la quémander.

LCC : Raconte-nous ton plus grand rêve :

Vivre de mes mots, nourrir les gens que j’aime en les embarquant dans mes folies. Les aider à exploiter ce qu’ils ne perçoivent pas en eux et que je discerne. Je suis une grande travailleuse, donc dans tous mes rêves, c’est mon travail qui m’amène au bonheur ultime. Mais je dois dire que vivre de mon métier et de mon écriture, les pieds dans l’eau de ma piscine avec vue sur la mer, j’aime bien l’idée. Et puis dans ce rêve il y a mes amis, ceux que je ne vois pas autant que je voudrais, mais qui sont dans mon cœur et qui savent que je ne les oublie pas.

LCC : Dors-tu avec une peluche ?

Non, je dors avec des bracelets reliés à une chaine.

LCC : Tout le monde a une double personnalité, fais ressortir la tienne et montre la nous :)

Je suis une psychopathe qui aime torturer les gens qu’elle rencontre. Mais attention pas de la torture physique, oh non cela est pour les faibles, moi je m’immisce dans votre esprit et je vous fais perdre pied. Je vous fais croire que ce que vous voyez n’est qu’une illusion et que le monde dans lequel vous vivez n’est qu’éphémère. Je vous souffle à l’oreille des histoires toutes plus extravagantes les unes que les autres et vous en redemandez. Vous savez pourquoi ? Parce que je sais ce qui vous fera mouiller, ce qui vous excitera et que je ne veux que votre jouissance dans tous les sens du terme. Et le pire c’est que vous aimez ça.

LCC :Bouhaha, crois-tu aux petites culottes vivantes ?                                 

Tout à fait, les miennes crient dans mon tiroir pour que je les porte, mais la plupart du temps je n’ai pas le droit. Ceci dit j’en ai des quantités astronomiques et j’en achète encore, car je trouve cela magnifique.

LCC : À quel moment de ta vie as-tu le plus ri ?

Depuis que je me suis mise aux pieds de mon Mari. J’ai ri de ne pas l’avoir fait plus tôt. Quelle idiote, j’aurais joui de façon intense depuis plus longtemps.

LCC : Tout d’abord, parlons un peu de ton côté auteure, comment l’envie d’écrire t’est-elle venue ?

Écrire n’est pas une envie, mais Ma vie. J’ai commencé à écrire des poèmes dés que j’ai su écrire. Ma vie a été difficile et toutes ses blessures et fractures ont nourri mon imaginaire et fourni des détails précis pour alimenter les côtés obscurs de mes personnages. Je me promène sur un fil entre la vie et la mort et m’enrichis de toutes les émotions que je croise et cela donne des textes puissants et forts avec des descriptions détaillées et des émotions explosives. Je suis une femme qui aime vivre intensément et qui aime le risque, donc je m’amuse à jongler avec des émotions quevous n’oserez pas toucher.

LCC : Comme vous le savez, j’ai adoré les deux premiers tomes de la trilogie Panama, ainsi que le premier épisode de Rencontre avec la vérité. Que dirais-tu à un lecteur pour lui donner envie de lire tes écrits ?

Si vous avez peur de sortir de votre zone de confort, alors mes livres sont pour vous. Ils sont stimulants, inattendus, puissants, électrisants. Ils parlent d’amour infini, de don de soi pour l’homme qu’on aime et de révélation de la femme dans tout ce qu’elle a de plus beau. Ils confrontent à ce qui nous fait peur, ce qui nous fait croire que notre liberté en sera entravée. Vous en ressortirez chamboulé, changé, questionneur, en colère peut-être, mais j’aurais gagné mon pari : vous stimuler !

LCC : Pourrais-tu nous faire des présentations de tes personnages ? Une petite photo décente (ou pas ;) )

Mes personnages ?

Emma, femme mariée et mère de trois enfants. Psychologue. Un mari avocat qui la flétrit.

Jule, meilleur ami d’Emma et son confident.

Camille, meilleure amie d’Emma, déjantée et sans filtre.

Chloé, meilleure amie d’Emma, douce et fragile.

Léna, soumise à Maître Gabriel (pour le moment).

Gabriel, Maître de Léna (pour le moment).

Et puis …, Marc, Oliver Queen, Maxime, Gauthier, Chris, Armand, Coben, A.

Pffff j’en passe, certains me hurlent leur prénom à l’oreille, mais je ne peux pas tous les cités, leur heure viendra.

 

LCC : Nous nous intéressons de prêt à ton travail, as-tu d’autres projets en cours ?

Oh oui et cela n’est que le début. Le tome 3 de Panama déjà qui sort en décembre. Un autre texte le même mois. Puis tous les trois mois je pense. L’année prochaine vous découvrirez ce qui s’est déroulé en vrai lors de mon séjour à Glam’room, ce texte relate une partie de ma vie, accrochez-vous, car votre cœur va être mis à dure épreuve. Puis un texte sur un personnage réel que je vais romancer. Une nouvelle trilogie et … bien d’autres choses encore. En fait mes personnages se bousculent à ma porte pour vous raconter leurs histoires.

LCC : Ton Maître/mari t’aide-t-il à écrire ?

Il ne m’aide pas à écrire. C’est un travail que je fais seule. Ensuite je lui lis, nue et avec mon collier et j’attends ses ressentis. Parfois on corrige des choses notamment quand j’insère des parties de moi (clin d’œil). Parfois il réfléchit à ce qu’il a entendu. Toujours il me félicite. C’est aussi pour lui que j’écris, car il sait que je suis une femme avec un cerveau en ébullition et l’écriture me permet de vider un peu ma marmite.

LCC : Vient-il avec toi lors de salon du livre ?

Bien sûr il est toujours avec moi. C’est mon photographe, mon garde du corps, mon gardien. Il m’accompagne partout et d’ailleurs je n’irai nulle part sans Lui.

LCC :Dans tes romans, est-ce que l’on peut retrouver des petits passages dissimulés, provenant de ta vie personnelle ? Te sers-tu de moments que tu vis avec ton Maître ?

Absolument, il y a plein de choses à moi. Mais vous n’en saurez rien. Seuls lui et moi savons. Toutefois j’aime dissimuler des morceaux de ma vie, des mes idées, de mes envies, de mes séances, quelqu’un de Ses mots, voir quelques détails de mon anatomie.

LCC : Maintenant, parlons un peu de ton côté, directrice de collection. Comment es-tu arrivé à ce stade ? Nous sommes très admiratives de ton parcours.

Cela est venu naturellement quand j’ai proposé Rencontre avec la vérité et qu’aucune collection ne pouvait l’accueillir.  Lilian Ronchaud (directeur de l’Ivre-Book) m’a proposé d’en ouvrir une. J’ai accepté et je fière aujourd’hui de compter de fabuleux auteurs parmi la collection Indécence. J’aime trouver des auteurs, sentir ou voir un petit quelque chose en eux et me dire que cette lueur peut briller encore plus. Une fois que j’ai validé leur texte et que je les contacte, je suis souvent la plus émue. J’aime recueillir leurs émotions à ce moment et cela me fait du bien. Car c’est de la joie et du bonheur qu’ils me transmettent et cela est bon pour le moral. Ensuite lorsque leur texte sort, que tout le travail de correction, de couverture, a été fait, alors je suis excité et encore très ému de les voir au grand jour. Chacun de mes auteurs (si je peux me permettre de me les approprier), est comme une fleur faisant partie de mon jardin. Chacun d’eux à sa place et lieu d’exister et de rayonner par ses propres couleurs.

LCC : Tu as dédié une page à la collection Indécence, est-ce que gérer tout ça te prend beaucoup de temps ?

Oui j’y passe entre 10 et 20 h par semaine, toutes communications confondues. Et souvent mon mari m’aide. C’est un travail de titan, enfin moi je le prends comme ça, car je pourrais me contenter de laisser les auteurs gérer leur livre. Mais c’est mal me connaître. J’aime communiquer sur eux, relayer les avis et chroniques ici ou là et surtout j’aime les stimuler. Je leur demande plein de choses et à chaque fois ils répondent présents. Donc c’est que du bonheur et nous sommes une collection très soudée.

LCC : Nous avons pu découvrir ta page en tant qu’auteur, et nous restons à l’affut de tous les articles qui y paressent. Ton style et ta plume nous rendent addict. Est-il difficile pour toi, de décrire au monde ce que tu vis avec ton Maître ?

Je me retiens, c’est ce qui est le plus difficile. Je souhaite que chacun puisse s’identifier à mes ressentis pour bien comprendre ce que je vis, car c’est un choix. C’est moi qui ai voulu me soumettre à Lui. Vous savez je suis quelqu’un de très sensible. Les odeurs, le vent, les parfums, les arômes, les mots, les musiques, les regards … tout me touche et tout m’anime. Je vis dans un monde de sensations et d’émotions et par conséquent je vais fouiller les émotions de mes personnages. J’aime leur construire un profil psychologique torturé, car j’aime exploiter les émotions de souffrance. Je ne suis pas maso, quoi que si en fait (rire), mais c’est surtout parce que lorsqu’on souffre, qu’on est au plus proche de l’élan de vie. C’est aux portes de la mort que la vie prend sens, que notre vie prend sens. Je n’ai pas de mal de décrire les choses, je le fais avec sincérité, car c’est mon tempérament, je suis quelqu’un d’entier et quand je donne je donne.

LCC : Existe-­t-il une réelle différence entre ton mari et ton maître, est-il un homme différent dans ces deux cas ?

Tout à fait. Dans ma vie de tous les jours, je suis une femme d’affaires tenace et redoutable. Je dirige ma vie et tout ce qui m’entoure d’une main de fer. Je suis très proche des autres. Leur confort m’importe avant tout, mais à partir du moment où j’ai un objectif, personne ne doit se trouver devant. Et mon Mari le sait. Il est même admiratif de mon comportement, car c’est ce qui nous fait avancer. J’aime le risque, la folie, les chemins jamais empruntés, j’adore travailler et obtenir des résultats par mon travail. J’ai de l’énergie pour 10 personnes. Donc dans la vie mon mari est doux, aimant, chaleureux et il me tempère. C’est mon conseiller, mon confident, mon ami, le père de mes enfants, l’homme qui m’empêche de me bruler les ailes.

Mon Maître lui est plus dur, beaucoup plus dur. Il a une voix plus grave, un regard inquisiteur est impatient, il est plus fort aussi et moins tolérant. Mais il sait que je suis une femme très forte et que je ne lâcherai rien alors il se doit d’être plus fort que moi. Il a le dessus sur moi, et j’aime ça. Mais ce n’est jamais sans bataille. Ce qui en résulte des séances longues et intenses qui me font me sentir en vie comme jamais.

LCC : Est-ce que le fait que tu sois la soumise de ton mari, montre qu’il veut te contrôler, et donc à quel point il est amoureux de toi ?

Oui je pense réellement que c’est une preuve d’amour. Cela fait très longtemps que nous vivons ensemble et nous avons vécu des tonnes de choses. Je suis une fonceuse dans la vie, rien ne m’arrête et surtout personne. Lui offrir ma soumission est une grande preuve de confiance, l’accepter est une grande preuve d’amour. Car je sais qu’il va prendre soin de mon cadeau. Surtout je m’offre la possibilité de suivre son rythme, qui est tellement différent du mien.

LCC : Est-il facile de concilier la vie de maman, d’auteure, de directrice, de femme libre, tout en étant libre dans ton plaisir ?

Je dirais que oui. J’aime tous mes aspects et comme je suis une personne multiple je me nourris de toutes mes personnalités. Tout s’entremêle au fil de la journée pour, au fil des heures ne laisser que l’auteur et la soumise éveillé.

LCC : Que penses ta famille de ta condition de soumise ?

Pour eux, je pense que c’est un jeu. Une mise en scène. Et c’est très bien ainsi même si je suis dans une famille assez ouverte. Surtout ils connaissent ma façon intense de vivre, donc cela ne les étonnerait pas.

LCC : Quand tu lis des commentaires péjoratifs sur ton univers de BDSM, comment te sens-tu ?

Ce n’est pas mon univers, le mien est personnel. Je comprends toutefois qu’on ait des préjugés. Les gens en ont toujours sur ce qu’il ne connaisse pas. Ce qui m’ennuie c’est quand on croit que je suis une femme fragile, car je suis soumise. Alors là je dirais à toutes ces personnes qu’elles ne comprennent pas du tout la force qu’il faut pour être soumise. C’est un dépassement de soi continuel, un chemin tortueux, semé d’embûche (résistances, limites, peurs), mais un chemin où la confiance est présente à chaque instant. Et surtout je ne supporte pas les gens qui parlent sans savoir de quoi ils parlent. Il y en a tellement qui vivent par procuration, qui s’inventent des vies, des avis, mais qui vivent pauvrement. Je n’ai même pas de pitié pour eux.

LCC : Comment et quand, as-tu su que tu étais soumise ?

Je l’ai toujours su, mais il m’a fallu du temps pour accepter de faire vivre cette partie de moi. J’ai toujours était attiré par cela, j’ai un caractère très fort et j’ai toujours aimé me confronter aux personnalités fortes et dépasser mes objectifs. Une partie de ma vie a été en lien avec un monde particulier fait de cuir et de muscles et c’est là que j’ai découvert que j’étais soumise, mais la vie m’a permis de devenir une femme très forte pour dépasser chaque épreuve qu’elle mettait sur ma route. A priori la vie m’aime beaucoup (sourire).

LCC : Pourrais-tu nous parler un peu plus de ton monde ?

Il y a ma vie de femme et ma vie de soumise. Dans cette dernière, je suis à ses ordres. Mais pas toujours avec docilité. Déjà parce que je ne suis pas toujours prête à me mettre à genoux et aussi parce que c’est dans mon caractère. Toutefois j’aime quand il me surprend, j’aime qu’il organise des scénarios, qu’il prévoie de grandes et douloureuses séances alors qu’il sait que j’ai eu des jours éreintants et que je m’attendais à une séance douce. Quand il m’appelle par mon prénom de soumise ou qu’il me donne un ordre en milieu de journée pour le soir. Je sens le calme envahir mon corps. Et cela m’apaise.  Je lui fais confiance pour me guider et je me laisse aller à ses choix. Petit à petite la femme d’affaires ne pense plus à rien d’autre que l’honorer.

LCC : Ton Mari/Maître t’a-t-il déjà fait dépasser tes limites ?

Il a dépassé plus qu’une limite une fois, lors d’une punition extrême. Et je ne souhaite pas du tout renouveler l’expérience. Mais je ne donnerais ni les raisons ni les détails de la séance.

LCC : Tes enfants connaissent-t-ils ton univers ?

Non, ils sont trop jeunes. Et quand ils seront en âge de comprendre je ne cacherais rien, car c’est ma vie et j’en suis fière.

LCC : Est-ce que tous tes choix sont soumis à ton Mari/Maître ?

Mes choix sont soumis à mon mari. Ce qui concerne ma vie privée c’est en couple que nous prenons les décisions. Au niveau professionnel c’est seule que je fais mes choix, mais il est toujours au courant de ce que je compte faire. Au niveau de ma vie BDSM, bien sûr. Notamment sur mon image, ce que je peux dire de moi ou montrer de moi ou ce qu’on va faire et avec qui. Par contre on trouve toujours à être satisfait tous les deux. Il ne prend jamais une décision sur ma vie de soumise sans m’en parler et me demander mon avis (sauf en séance de jeu bien sûr). Soumise ne veut pas dire esclave de Ses décisions. Nous sommes des personnes intelligentes et nous vivons notre relation avec toute l’intensité que nous voulons y mettre.

LCC : Est-il comme Esteban à tout contrôler ?

Dans ma vie vanille non, c’est plutôt moi qui contrôle tout, dans ma vie BDSM oui et je m’en remets à lui, mais j’ai toujours mon mot à dire sauf en séance. J’ai des codes d’alerte pour cela, comme Emma d’ailleurs.

LCC : Après le succès de 50 nuances, nous voudrions savoir si ce qui a été écrit peut vraiment être réel ?

Il y a autant de formes de BDSM que de gens qui le pratiquent. Est-ce tout le monde fait l’amour en missionnaire ? Et ressent-on toujours la même chose ? Je dirais que 50 nuances est très gentillet  mais tel qu’il est montré il peut être très excitant pour certains, comme d’autres dériveront vite vers le SM. Ceci est question de goût.

Une autre métaphore :  c’est comme un accouchement. Entre celles qui vous disent que cela fait très mal et celles qui vous disent que non et bien vous serez encore loin de ce que vous allez vivre.

LCC : T’arrive-t-il parfois de ne pas avoir envie d’être soumise ?

Oui bien sûr, mais c’est mon cerveau qui demande cela, car quand ses mains se posent sur moi et qu’il m’ordonne des choses, alors je deviens sa chienne. Et mon corps ne fait que de lui obéir.

LCC : T’es-t-il déjà arrivé ce qui s’est passé dans l’épisode 1 de Rencontre avec la vérité ?

C’est à dire ? Une punition ? Si c’est de cela dont tu veux parler, Oui. Et je n’ai pas envie d’y regoûter. J’ai gardé les traces assez longtemps et la douleur qui va avec.

LCC : Quelle est la signification du masque et du collier qui figurent sur presque toutes tes photos ?

Le masque s’est premièrement pour masquer mon identité et aussi parce que dans le milieu BDSM/SM on aime voiler les choses et être une autre personne. Le collier c’est le collier de soumise que je porte quand je sors sous Eva Adams. Il allait donc de soi que j’en fasse ma marque de fabrique. Tout signe mon appartenance à ce monde et à Lui.

LCC : As-tu un bijou qui te lie avec ton Mari/Maître et que tu portes chaque jour, sans que personne ne connaisse sa signification ?

Oui je porte une bague d’O qu’il m’a offert et un collier en argent selon nos sorties. Mais il faut savoir ce que cela veut dire.

LCC : As-tu déjà essayé d’être dominante et non soumise ?

Absolument pas, je le suis dans ma vie professionnelle et je n’ai aucune envie dans ma vie sexuelle, cela ne m’excite pas du tout.

LCC : Dans la vie de tous les jours, sais-tu reconnaitre un(e) soumis(e) ou un(e) dominant(e) ?

Il y a des signes, mais cela ne veut pas toujours dire vrai, car on peut trouver des personnes qui sont switch (des personnes qui sont soumis et dominants). Après il est vrai qu’on à une tendance à avoir un certain comportement et qu’on adapte sa conduite quand on sent qu’on est fasse à un dominant.

LCC : Que penserais-tu si tes enfants étaient soumis ou dominants ? Est-ce que cela te ferait étrange ?

J’en penserai que du bien. Ils auront au moins trouvé un moyen de lâcher prise dans leur vie en se faisant du bien. Ils seront libres de leurs choix, peu importe lesquels du moment que cela les satisfait.

LCC : As-tu pu remarquer une évolution entre le début ou tu étais soumise et actuellement ?

Tout à fait, je suis beaucoup plus endurante. J’ai moins peur des séances. Je suis plus combattante aussi, car je m’approche plus vite de certaines portes qui cachent une quantité incommensurable de particule de vie, d’orgasmes et de larmes. Au quotidien cela m’a rendue encore plus forte et résistante à mes longues journées, mes surcharges de travail et mes objectifs très haut. Pour Lui aussi cela lui apporte plus de confiance et de puissance. Tous les deux cela nous à permis aussi d’être encore plus à l ‘écoute de nous et  des autres.

LCC : Quelle est ta meilleure expérience ? La mettras-tu dans un de tes écris ?

Oui elles seront mises par écrit. Vous pouvez déjà en lire sur mon site dans ma chambre rouge ou dans mes tests. La meilleure je dirai qu’il n’y en a pas, car chaque séance m’apporte quelque chose et me fait grandir.

LCC : Sans vouloir être indiscrètes, nous voudrions connaître toutes tes préférences et pourquoi ? (lieux, objets…)

Alors, c’est très indiscret. Je ne donnerais pas toutes mes préférences tu t’en doutes bien (clin d’œil). Par contre j’aime être surprise et j’aime les interdits. Donc à votre imagination.

LCC : Est-ce que le fait d’être tenue en laisse est humiliant ? Qu’est-ce que cela produit en toi ? Arrives-tu à décrire ces sensations lorsque tu écris un livre ?

Être tenue en laisse a été humiliant au début, mais plus maintenant. C’est même moi qui la réclame parfois. C’est une sensation étrange de savoir qu’au bout de la chaine se tient mon Maître. C’est lui qui dirige ma conduite et mes pas. Cela peut paraître aberrant pour certain(e)s, mais c’est une sensation très puissante qui me fait me sentir encore plus chienne. Et le fait d’être humilié ajoute encore plus à la condition de soumise, car c’est bien de cela qu’il est question. On trouve de la force dans l’humiliation, car on honore notre Maître et cela nous met en joie.

LCC : Petite question qui nous perturbe, t’est-il déjà arrivé d’avoir une super bonne idée pour un livre pendant que vous étiez en train de jouer avec ton Maître, et de lui dire STOP, je dois marquer mon idée pour ne pas l’oublier ?

Ah ah ! Il m’arrive des tas d’idées tout le temps et ces moments de jeux ne sont pas épargnés par contre je ne ferais jamais cela, quand je joue je suis sa soumise, pas Eva Adams, ni sa femme. Donc je garde cela de côté et je l’écris plus tard. Il y a de moi un peu partout dans mes livres (sourire).

LCC : Est-ce que tu te retrouves en Emma ?

Pas trop non. Elle n’est pas assez rebelle à mon goût. Emma est femme qui a beaucoup souffert, mais comme elle le dit elle fuit les zones critiques et les conflits alors que moi, ils ne me font pas peur du tout. Je fonce dedans. Je suis prête à me brûler si ma route passe par le feu. Je ne regrette aucune décision, je vais au bout de ma démarche, car j’ai déjà réfléchi à mon but, donc pas de retour en arrière. C’est inutile et cela me ferait perdre du temps. Pour en apprendre un peu plus sur moi, il faudra lire Glam’room.

LCC : Est-ce que Esteban est inspiré de ton Mari/Maître ?

Pas du tout. Esteban s’est imposé à moi tout seul. Je n’ai fait que décrire ce que je voyais de lui et ce qu’il me dictait, mais je l’ai rencontré en vrai. J’étais sous le choc. Le même : couleur de cheveux, carrure, charisme, voix. C’était très troublant d’autant que je devais passer une demi-journée avec lui.

Lorsque j’ai dicté Panama je ne me souvenais plus de tout de ce que j’avais dit et en réécoutant mes audios pour taper mes textes, on s’est rendu compte, mon Maître et moi qu’il venait de dire des choses que j’avais dictées. Il y a même des scènes que nous avons vécues et qui m’ont fait froid dans le dos quand plus tard j’ai écouté mon enregistrement et que tout était déjà dit.

LCC : Comme Emma, t’es-t-il déjà arrivé d’avoir été attaché avant d’aller dormir, et que ton mari/ Maître t’a libérée pendant la nuit ?

Il m’est arrivé et m’arrive de dormir attaché. Mais il ne me libère pas durant la nuit.

LCC : T’arrive-t-il parfois, de ne pas être satisfaite ?

De quoi ? De ma vie BDSM ? De ma vie professionnelle ? De ma vie vanille ?

De ma vie BDSM, rarement. Je dirais jamais même, car la déception est un sentiment fort. Je pense plus dire que j’aurais aimé quelque fois que les choses se passent autrement, mais que je suis tout de même satisfaite.

De ma vie professionnelle, oui. Mais c’est souvent des autres. Je suis quelqu’un qui carbure à 3000. J’ai 3000 idées minutes, je fonce, je dirige, je choisis, je fais. Et quand cela n’avance pas autour de moi, ça met dans tous mes états. Je ne supporte pas la médiocrité, les gens lâches, ceux qui se cachent derrière les autres, qui en font le minimum. Tout se gagne à la sueur de son front !

Dans ma vie vanille, je dirais que j’ai fait en sorte qu’elle me satisfasse. J’ai fait de lourds choix à un moment donné et j’en suis très satisfaite même si cela a eu des conséquences familiales et que ça n’a pas toujours était bien compris. Mais qu’importe. C’est un choix de couple et cela ne regarde que nous. Si les autres s’en offusquent, qu’ils ferment leurs portes, je ne m’en offusquerai pas.

LCC : Voilà, je vais m’arrêter là, sinon tu vas devoir répondre à une cinquantaine de page. J’aime vraiment connaître ton monde, car je suis vraiment admirative de ce que tu fais, de ton travail, de dévoiler au monde entier tes expériences.

Je te remercie, je fais de mon mieux pour restituer les histoires des personnages qui m’animent et les rendre fiers de mon travail. J’espère que vous toutes et tous qui m’avaient lu ou aller me lire, avez pris du plaisir, car c’est tout ce que je souhaite. Me faire plaisir en vous faisant plaisir.

LCC : Merci beaucoup d’avoir répondu à notre interview avec franchise, tu es vraiment un exemple de femme libre et nous trouvons vraiment bien de faire partager ton monde aux yeux de tous.  Et merci aussi à ton Maître, qui même s’il reste dans l’ombre, te permet de montrer à tout le monde que tu es sa soumise.

Il te remercie aussi de tes questions très pertinentes. Je t’avouerais que ton interview m’a fait plaisir, tes questions sont très intéressantes et j’ai été honoré d’y répondre.

LCC : Maintenant, à toi d’écrire tout ce que tu veux, lâche-toi.

Je ne suis qu’une femme. Un être de sexe féminin doté d’une conscience et d’une hypersensibilité. Je ne fait que vous transmettre ce que je reçois en voyant le monde qui m’entoure et ma condition de femme me permet, peut-être, d’accentuer les émotions et sensations, car tout ce que je vois du monde est merveilleux et criant de beauté. Que vous soyez homme ou femme, peu importe votre condition. Vous méritez de vous arrêter un instant et de laisser parler la vie en vous. Parce que le monde a besoin de vous pour exister, le transformer, l’embellir et seule la différence peut réussir à faire vivre une telle beauté.

Alors soyons différents, soyons fous, soyons nous !

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