
Résumé :
Une plongée au cœur des ténèbres, aux côtés d'un homme à l'âme tachée de sang..
À 18 ans, Eden Santoro n'a pas peur des monstres : elle aime Alhan, le plus dangereux d'entre eux.
À 20 ans, tout a changé : elle fuit désormais Alhan et ce qu'il représente - le danger, les douleurs du passé, leur passion détruite….
Mais, tapi dans l'ombre, son ancien amant rôde toujours, et il ne lui laisse pas le choix : elle va devoir replonger dans sa Colombie natale, dans l'univers sombre des trafics d'armes, dans les yeux si perturbants du monstre qu'elle a aimé.
Forcée de cohabiter avec lui, Eden va découvrir que les mystères qui l'entourent sont plus inquiétants que jamais..
Et si, plutôt que de fuir les ténèbres, elle décidait cette fois de danser avec elles ?
Attention, certaines scènes peuvent heurter la sensibilité des lecteurs. »
L'avis de Cloclo3942 ( @Cassandra_red ) :
J’ai adoré dès le début les piques, la tension entre les personnages, ce côté électrique qui s’installe immédiatement. Et surtout Alhan, qui apparaît comme protecteur dès les premières pages. Il y a quelque chose de très prenant dans cette dynamique-là.
Et Eden… franchement, j’ai adoré son caractère. Contrairement à beaucoup d’autres héroïnes qu’on peut croiser dans ce type de romance, elle ne se laisse pas faire. Si elle veut quelque chose, elle le dit. Elle a de la répartie, elle répond, elle s’impose. Et surtout, elle n’a rien de faible. Ça change, et ça fait du bien.
Ce que j’ai beaucoup aimé aussi, c’est qu’on sait dès le début ce que ressentent les deux personnages. Il n’y a pas ce jeu interminable de “je t’aime / je te fuis / je comprends pas mes sentiments”. Tout est là, direct. Et bizarrement, ça rend la lecture encore plus intense.
On est sur une relation complètement ambivalente : destructrice et reconstructrice en même temps. Une vraie dynamique de chaos, de tension, de vengeance aussi. Et ça fonctionne vraiment bien.
La première partie du livre est folle. Mais forcément, tout n’est pas parfait.
Eden m’a parfois paru contradictoire, et c’est quelque chose que je retrouve assez souvent avec Anita Rigins. Elle ne voulait pas faire partie de ce milieu, elle le refuse même au début… et pourtant, petit à petit, Alhan la fait plonger dedans, dans cette noirceur, et ça, j’ai trouvé ça cohérent et intéressant. Mais à un moment, elle prend les rênes de transactions et de choses comme ça, et là… ça ne colle plus vraiment avec son personnage. C’est dommage, parce qu’il y avait d’autres façons de la faire évoluer sans casser autant sa logique interne.
[SPOIL]
Il y a aussi un élément vers la fin : Eden révèle à Alhan qu’elle était enceinte de lui et qu’elle a fait une fausse couche. Et honnêtement, j’ai trouvé ça très fort sur le moment… mais derrière, ce n’est absolument pas exploité psychologiquement du côté d’Alhan. Et ça, pour moi, c’est une vraie occasion manquée.
[FIN DU SPOIL]
La fin, justement… j’étais à la fois contente et frustrée. Contente parce que j’espérais presque qu’elle soit comme ça, pour être honnête. Et en même temps, il faut le dire : ce n’est pas très crédible. J’ai été tiraillée. Parce que si elle était restée fidèle à ce qu’elle était, je pense que j’aurais été énervée. Mais là, ça va trop vite, et ça manque de développement. J’aurais vraiment aimé un ou deux chapitres en plus pour poser cette fin.
Il y a aussi beaucoup de révélations sur la fin. Je comprends l’idée derrière, souvent pour justifier certaines actions des personnages, mais encore une fois, ça manque d’exploitation derrière. Ça arrive, ça est dit, et ensuite… on passe à autre chose. C’est frustrant.
Pareil pour Louna et Jorge. J’ai trouvé qu’il manquait énormément d’infos sur eux : leur passé, leur dynamique, leur vécu commun. Pourquoi ils sont devenus comme ça ? Et Louna qui dit que “ce sera bientôt fini”… elle sait quoi exactement de la fin de Jorge ? Ça soulève des questions, mais ça ne va pas au bout.
Malgré tout, il y a une chose que j’ai vraiment adorée : la note de l’autrice à la fin. Cette morale m’a marquée :
“La vie a été difficile pour Alhan et Eden. Et elle peut aussi être cruelle avec nous. Mais elle est si belle. Alors, vivez comme si vous alliez mourir demain. La chute n’est pas importante et elle ne signifie pas votre fin. Aimez. Profitez. Ne perdez jamais espoir. Car il sera toujours le dernier à mourir.”
Il y a quelque chose de très vrai là-dedans. Une sorte de rappel simple, mais puissant.
Et au final, c’est peut-être ça que je retiens le plus : cet amour profond au milieu du chaos. Un amour qui ne tombe pas du ciel, qui ne ressemble pas à un coup de foudre, mais à quelque chose qui se construit. Lentement. Douloureusement parfois. Mais sûrement.
Deux âmes qui se trouvent, pas pour se sauver parfaitement, mais pour avancer ensemble dans cette aventure qu’est la vie.
Et malgré toutes mes critiques, je dois reconnaître que cette histoire m’a fait ressentir des choses. Même si tout n’est pas parfaitement construit, même si certaines choses m’ont dérangée, il y a une vraie intensité émotionnelle qui reste.
Ma note : 8,5/10