L'avis de Danilomzb :
Un immense merci à Ena L pour ce service presse, sa gentillesse, sa disponibilité et son humour (mais j'éviterai la playlist !).
Mattia est en vacances, il rejoint son ami de toujours Jude, qui tente sa chance dans le cinéma, à Los Angeles. Il vit avec 5 autres français, dans une colocation un peu désordonnée (et ce n'est pas un vain mot !). Mattia est dans une période de remise en question, sur sa vie, son avenir professionnel, ses sentiments … Cooper fonce vers sa carrière, rien ne doit le dérouter. Ça c'est le postulat de base, vous pensez bien que rien n'est jamais aussi facile…
Mattia est un type facile, pas dans le sens accessible physiquement (quoi que…), plutôt dans la vie de tous les jours. Doté d'un humour inarrêtable (en particulier dans ses délires avec Jude), affichant une façon tranquille de concevoir ses rapports avec les autres, mais des difficultés à avouer à ses proches son homosexualité. Non qu'il en éprouve une quelconque gêne, plutôt parce qu'il ne maîtrise pas les codes. Je le crois profondément gentil, d'ailleurs il l'est avec tout le monde, disponible également. Il ne voit pas le mal, ou il s'en fout, je penche pour la deuxième option parce qu'il est intelligent et réaliste, il a juste décidé de ne pas en tenir compte. Cela ne l'empêche pas de prendre position quand un proche est en danger, ou maltraité. Il a beaucoup de points communs avec June et Mia (personnages de la saga des chocolatines).
Cooper est un râleur, avec ses colocataires il peste contre tout, une sorte de schtroumpf grognon, version sexy. Il a beau critiquer ses potes, il y est attaché. Il met une énergie de dingue pour réussir dans le cinéma, supportant les rivalités, les échecs, les doutes, il veut y arriver à tout prix. Cela le rend détaché des relations amoureuses, rien ne doit se mettre en travers de son chemin, certainement pas un mec dans le genre de Mattia qui a l'air de ne rien prendre au sérieux.
Les colocs sont tous un peu particuliers, entre l'ex-futur couple hétéro Mitch et Lucy Gray, Chaton et sa relation à distance qui a l'air de traverser la vie avec tellement d'insouciance, et enfin les propriétaires… Exit les problèmes de vieux voisins râleurs, vous découvrirez Bernard et Jocelyne, qui feraient passer les dingos de fêtards du 2ème de votre résidence pour des retraités.
En complément : des citations de films en mode concours, 79 notes de bas de page à la Ena, une folle qui dépose des poèmes un peu flippants, des références musicales incroyables (non je plaisante, y'a des titres ringos qui restent en tête). Vous croiserez des personnages d'autres livres : coucou Maddox, Hiro et d'autres encore et enfin Ena vous donnera un cours édifiant sur les branchements électriques (la ref à Not a fuckin'romance).
En bref, vous allez rigoler et certainement vous laisser attendrir par ces personnages. Au passage quelques messages sensibles sur les faux semblants de l'industrie cinématographique, ses dictats et la concurrence impitoyable entre acteurs. Une leçon aussi sur la tolérance qui revient toujours dans les romans de l'auteure. A propos, Bernard a été réhabilité, le méritait-il ? (vous avez 2 h…). Enfin, une fois encore, Ena m'a bluffée par sa capacité à inventer des personnages qui se ressemblent tout en étant uniques. Pour conclure : j'ai survolé quelques pages (ce n'est toujours pas mon truc !) et adoré l'ensemble.
Résumé :
Bienvenue à la coloc FGO. French (hot) Guys Only. Enfin… presque.
Six Français fauchés à Los Angeles. Une coloc qui ressemble à une famille – version dysfonctionnelle et bordélique.
Des rêves d’acteurs, des comptes en banque en état critique, des corps sculptés.
Ah oui, et une lettre d’amour anonyme déposée chaque matin sur le paillasson... normal.
Mattia est venu pour des vacances. Officiellement. Officieusement ? Il fuit une vie toute tracée, un secret qu’il n’a encore avoué à personne, et des sentiments troubles pour son meilleur ami.
Cooper, lui, n’a pas le temps pour les vacances. Il a un agent hors de prix, un casting Netflix à décrocher et une règle d’or : ne jamais laisser sa vie privée ruiner sa carrière.
Encore moins à cause d’un coloc trop lumineux, trop tactile... et bien trop troublant.
Entre soirées chaotiques, tensions brûlantes et regards qui s’attardent, l’attirance devient rapidement difficile à ignorer.
Problème :
À FGO, ils vivent tous au jour le jour.
Personne n’a de plan B.
Et surtout, personne n’est prêt à tomber amoureux.