L'avis de Danilomzb :
Un grand merci à notre partenaire les édition Alter Real, pour ce service presse.
Léonella est une reine déchue, enfant d'un métissage, elle s'est fait piquer le trône, et son fiancé, par sa cousine. Elle a un pouvoir particulier : rien ne peut la blesser, voire la tuer. Elle voudrait comprendre ses origines et la source de son pouvoir, pour cela elle doit trouver la partition du Solus Leo. Clive est un assassin, il est payé pour la tuer, il n'y arrivera pas, mais elle va lui proposer un marché…
Léonella est un personnage particulièrement intriguant, elle est rejetée par le pouvoir en place, tenu par ses deux cousins. Son pouvoir la protège, pourtant elle a subi bien des outrages. Comme beaucoup de femmes de sa lignée, elle n'est qu'un pion dans l'échiquier du pouvoir et des hommes. Il ne lui reste que la musique, et la légende de l'opéra Solus Leo lui semble liée à ses origines. Cachée derrière un humour sarcastique, son unique désir est de comprendre, la musique semble être la solution…
Clive vit des meurtres pour lesquels on le paye, membre d'une confrérie, il est un des meilleurs. Seulement, il va échouer dans ses tentatives pour assassiner Léonella. Cela deviendra un running gag entre eux, il va essayer tous les moyens qu'il connait. Cette mission devrait être la dernière pour lui, alors cet échec entraine des conséquences sur son futur et sa place parmi ses confrères. Il va accepter de suivre Léonella dans sa recherche de l'opéra, pourtant il n'y croire guère à cette mystérieuse légende.
Je n'avais pas particulièrement apprécié le précédent roman de Anthéa Viki, trouvant le rôle de ces femmes assez perturbant. Cette fois, j'ai adhéré à l'idée, au worldbuilding et surtout à la dynamique entre les personnages. Leurs échanges sont réjouissants et le passé de Léonella donne de la profondeur à son personnage. L'écriture est assez moderne, le rythme maîtrisé et tout s'enchaine plutôt bien, si l'on résiste au début où, je l'avoue, j'avais du mal à comprendre la place de Léonella dans ce monde.
En bref, même si j'ai un peu galéré au début, la suite m'a beaucoup plu et j'ai enchainé sans problème les chapitres. L'humour est présent (même dans la façon qu'a Léonella de résoudre ses problèmes maritaux). La progression dans l'écriture est notable et les idées originales. Une auteure à suivre.
Résumé :
Deux âmes ennemies unies par une légende… et un désir qu’aucun des deux ne peut fuir.
Être invulnérable ne protège ni du chagrin… ni du désir. Déchue de son trône et contrainte à un mariage politique qu’elle n’a pas choisi, Léonella cache ses blessures derrière l’ironie et les rires. Son seul héritage royal, c’est ce don qui fait d’elle un être exceptionnel : rien ne peut la blesser. Aucune lame ne peut l’atteindre. Elle est invulnérable. Mais dans son monde, est-ce un don ou une malédiction ? La réponse se trouve peut-être dans cet opéra mythique, le Solus Leo, que tout le monde cherche en vain.
Clive, lui, vit de la mort. Assassin précis, sans attaches ni états d’âme, il accepte une nouvelle mission : éliminer la reine déchue. Il ne croit pas aux légendes… jusqu’à l’instant où son poignard, qui aurait dû la tuer, n’atteint pas sa cible. Plutôt que de fuir, Léonella lui propose un marché : s’il l’aide à retrouver le Solus Leo, elle lui laisse le pouvoir qu’il renferme. Sur les routes d’un royaume rongé par les complots, ils avancent entre méfiance et fascination, attirés l’un par l’autre autant qu’ils se redoutent. Car entre eux se joue bien plus qu’une quête : une lutte entre amour et destruction, vérité et damnation. Une romantasy d’ombres et de lumière, où les armes les plus redoutables ne sont pas toujours celles que l’on croit.