Ce jour qui devait être le dernier - Christophe Ruaults

Ce jour qui devait être le dernier par [Christophe Ruaults]

Résumé :

Dans la petite commune où il est fonctionnaire municipal, Jonas Martel mène une vie rangée. Longtemps, il a caressé le rêve de devenir écrivain, s’y consacrant sans relâche, pour voir tous ses manuscrits lui être inlassablement retournés par les éditeurs. Il y a cru des années durant, au point de délaisser la femme qu’il aimait et qui l’a quitté.

Rongé par la culpabilité, il a cessé d'écrire et ne fait plus que s’acquitter consciencieusement des tâches administratives qui constituent son quotidien.

Sa vie prend une nouvelle tournure quand survient la mort de son chef de service dans un incendie. Car cette mort en annonce d'autres autour de lui, brutales, inattendues, qui vont l'amener à découvrir l’impensable.

L’avis de Danilomzb :

Je remercie les Editions Librinova pour ce service presse.

Jonas n’est pas un héros, juste un type ordinaire, plutôt beau gosse, qui délivre des pièces d’identité dans la petite commune de Saint-Amand-les-Pleureuses. Cela lui convient depuis qu’il a fait son deuil d'une vie rêvée d’écrivain. Tous ces courriers d’éditeurs avec des « mais » ont eu raison de ses espoirs mais aussi de son couple.

Alors il vivote, entre un travail qui somme toute lui convient, des rapports conflictuels avec un père jamais remis des décès de son frère et de sa mère, des partis de poker peu glorieuses et une hiérarchie encore pire que son banquier.

Mais voilà un jour, après l’intervention d’une amie qui lui veut du bien, sa vie va basculer : ses « ennemis » disparaissent dans des circonstances étranges, il va devoir se lancer dans une aventure pour laquelle il n'est pas vraiment équipé.

Moi je l’ai bien aimé Jonas, oui il n’est pas un héros super musclé et recouvert de tatouages à qui la vie fait des fleurs. Mais d’un quotidien banal, il va se retrouver cerné par des coïncidences bizarres et devoir dépasser ses peurs pour sortir de ce guêpier. C’est un hymne à l’anti-héros qui se soigne, assez de ces débordements de testostérone : les hommes aussi ont le droit à la faiblesse et aux angoisses !

La plume est agile et rapide et on sent toute la tendresse de l’auteur pour ce « non-héros du quotidien », les gens qui gravitent autour de lui sont décrits avec un tel réalisme que je suis presque sûre d’en avoir croisé certains !

Une touche d’humour, un brin d’exotisme, une histoire de cœur légère et tardive et une bonne dose de mysticisme voilà la recette du roman de Christophe Ruaults que j’ai beaucoup aimé.

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