Les mots sur l'ardoise - Angie Le Gac

L'avis de Cloclo3942

Les mots sur l'ardoise par [Le Gac, Angie]

Résumé : 

Eva, une jolie jeune femme de trente-deux ans a, en apparence tout, pour être heureuse : elle est avocate, vit dans une magnifique maison d’un quartier huppé de Marseille avec son mari avocat également. Elle partage son temps entre son métier et ses rêveries dans son jardin d’hiver, où elle lit entourée de ses orchidées, tout en buvant du thé et en mangeant des macarons, ses gourmandises préférées. 
Mais un jour tout dérape. Alors qu’elle plaide une affaire au tribunal, l’extrémité de son nez disparait, bientôt suivie par d’autres parties de son anatomie. Cette mésaventure qui peut sembler cocasse va pousser Éva à s’interroger sur sa vie, ses priorités et ses espoirs.
La question existentielle que lui pose son médecin : « Êtes-vous heureuse ? » va la bouleverser et la conduire sur des chemins qu’elle n’avait pas envisagé d’explorer. 
Et si Éva n’avait le choix qu’entre se découvrir ou disparaitre tout à fait ?
 

 

Informations : 

Format : Format Kindle

Nombre de pages de l'édition imprimée : 105 pages

Vendu par : Amazon Media EU S.à r.l.

Langue : Français

Prix : 2,99 €

 

L'auteure : 

J’ai 47 ans, je vis dans un petit village près de Marseille. Je travaille à être heureuse mais je suis mal payée.
Je lis beaucoup, je bois du café ( en réalité du cappuccino de chez nescafé et je suis même pas subventionnée pour le citer) je fume ( des Royale Menthol Green), je cultive des tomates bio et des courgettes (mais l’an prochain je me mets au Tabac !).
Suivant la saison, je regarde passer les mouettes, les hirondelles, les canards sauvages ou le héron. J’habite au bord de la rivière.
Je glande sur Facebook, je Tweette ( c’est très récent), je joue à des gentils jeux vidéos bien abrutissants.
Je consomme anxiolytiques et anti-dépresseurs (pour contrer les effets du café et de la clope) et j’ai même un anti-cholestérol.
Je suis accro au chocolat et au gingembre confit, et au chocolat au gingembre confit.
J’aime la mer (de près), les bateaux (de loin).
J’aime l’humour, noir ou en couleur.
J’ai plein de phobies, de vraies phobies handicapantes : le dentiste, les hôpitaux, les autoroutes, les escaliers, les ascenseurs, les avions, les grands espaces et les tout petits, la montagne. (Oui je connais Monk, on est de la même famille)
Ma première histoire d’amour avec la littérature m’est tombée dessus à 7 ans, c’était la série Alice de Caroline Quine.
Vous en savez presque autant sur moi que mes amis, pour le reste, demandez et je vous répondrai.

Auteur de "Coming out" et "A.D.N", "la Panne et Autres Désagréments..." et de "Close Up" suite de Coming out, d'"Une Coccinelle dans le Coeur" et quelques autres.
Depuis 2017, j'organise un salon de littérature LGBT, à Auriol (13), intitulé Des Livres et Des Hommes et participé à l'écriture de plusieurs recueils de nouvelles au profit de l'association Le Refuge.

 

Mon Avis : 

Bonjour à tous, j’espère que vous avez passé un excellent week-end.

La chronique que je vous présente aujourd’hui est un peu spéciale, c’est la toute première en partenariat avec La Voie de Calliope que je remercie.

Commençons par la couverture et le résumé : ce dernier est très bon, et donne envie aux lecteurs, en plus de bien refléter le livre, mais la couverture malgré son côté intriguant ne correspond par vraiment au roman. Le fond sur l’ardoise est très bien choisi - d’ailleurs j’en profite pour dire que je trouve le titre très approprié - mais la fleur et l’arrosoir, n’ont selon moi aucun lien direct avec le livre.

Maintenant parlons du contenu du livre. Comme je suis passée par plusieurs émotions qui sont totalement différentes, je vais faire une chronique différente. Je vais vous donner mes impressions et mes remarques, dans le sens chronologique du roman, puis je vous ferais un résumé final de mon avis.

Je tiens à préciser que ma version du livre n’était pas actualisée et que certaines incohérences ont été supprimées.

Tout d’abord, et je dois avouer que c’est la toute première fois que ça m’arrive, quand j’ai commencé à lire le prologue, je n’ai pas du tout aimé la plume de l’auteure. Est-ce parce que ce passage nécessite un langage plutôt bourgeois ? Je ne sais pas vraiment, mais je sentais qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas.

Ensuite, dans le chapitre 1, j’ai été grandement gênée par le fait que le président Ravel (le président d’une audience lors d’un procès) ne soit pas plus choqué que cela. L’avocate a le bout du nez qui disparaît, mais il lui dit simplement : « je peux vous affirmer que… vous avez perdu… un morceau du nez ! » et ce n’est pas le seul. Personne ne trouve cela inhabituel, personne n’est choqué. Si cela arrivait dans la vie actuelle, on se poserait probablement beaucoup plus de questions, et les réactions seraient certainement un peu plus violentes.

Quand je suis passé au chapitre 2, je me disais déjà qu’il y avait beaucoup trop de détails. Après relecture, il y a effectivement trop de détails dans les premiers chapitres, mais cela s’estompe par la suite.

Rassurez-vous, il n’y a pas que des points négatifs, les positifs arrivent ; )

J’ai fait la connaissance d’Amaury, ce mari odieux que personne ne rêve d’avoir, il ne s’intéresse nullement à sa femme et ne la veux à ses côtés que pour l’argent et l’image que ce couple reflète. Je l’ai donc tout de suite détesté et j’ai compris ce qui se passait dans la tête d’Éva. À ce moment de l’histoire, je n’étais pas trop attachée encore à notre personnage, mais je sentais que quelque chose n’allait pas au fond d’elle, et la question du bonheur a commencé à se soulever. C’est là que les choses ont sont devenues intéressantes.  

Éva se met à penser à son ex, Mathieu, récemment revenu des États-Unis, et on sait qu’il va se passer quelque chose entre eux, c’est très prévisible. Et d’ailleurs un chouia énervant pendant les chapitres 6 et 7.

C’est alors au chapitre 8 que tout se débloque, Éva va chez le docteur (qui n’est pas surpris non plus par son problème de disparition) qui lui diagnostique un manque de bonheur dans sa vie, la jeune femme n’est pas heureuse. À partir de là, tout s’enchaîne, et après avoir appris une chose qui l’a complètement blessée, Éva décide de s’en aller et de fuir cette situation pour se retrouver. À partir de ce moment, j’ai commencé à aimer ce livre, pas pour l’histoire en elle-même, mais pour son côté philosophique et réflexion sur la vie, sur le bonheur, et la place que chacun occupe.

Comme vous le savez, j’adore les livres de réflexions et ici, l’auteur a décidé de prendre son personnage, et de lui faire tout recommencer à zéro. Ce que de nombreuses personnes doivent faire dans la vie. Ce livre nous permet aussi de nous poser des questions sur notre propre situation, sommes-nous heureux ? Et qu’est-ce que vraiment le bonheur ? Vous aurez de point de vue d’Éva en lisant ce livre ; )

J’ai pu relever une petite incohérence au chapitre 9, Éva appelle Amaury, et découvre qu’il a oublié son téléphone (enfin ce ne sera pas la seule découverte), et peu de temps après, on nous dit « Amaury tente à nouveau de la joindre », en général on sait le nom de la personne parce qu’il s’affiche sur le téléphone, et on se doute bien que le téléphone enregistré au nom d’Amaury et celui qu’il a oublié, donc comment sait-elle que c’est lui qui appelle ?

Ce livre nous fait également une petite réflexion sur le fait de passer Noël seul, le fait d’être seul de manière générale et je trouve ça plutôt intéressant, car finalement, est-ce qu’être seul peut faire notre bonheur ou non ?

J’ai pu noter que l’auteur utilise que peu de périphrases pour désigner Éva, et trois termes qui sont « Éva, elle, la jeune femme » sont trop souvent répétés selon moi. Il y a également une action qui est trop de fois répétée selon moi et c’est agaçant, certes elle aime le thé et les macarons, mais dans le livre, elle passe plus de temps à faire du thé qu’à réfléchir à sa propre vie. Et chaque fois qu’elle fait bouillir de l’eau, c’est écrit.

Éva va prendre conscience qu’en fait, la responsable de son manque de bonheur, c’est elle-même, et je suis certaine que c’est arrivé à de nombre d’entre vous. À vouloir suivre les désirs de ses parents, de ses amis, on se perd parfois, et c’est le cas de notre héroïne.

Ce livre porte très bien son nom, et voici donc quelques petites citations qui ont pu être écrites sur la fameuse ardoise :

« Il ne faut pas attendre d’être parfait pour commencer quelque chose de bien » (Abbé Pierre)

« En te levant le matin, rappelle-toi combien précieux est le privilège de vivre, de respirer, d’être heureux » (Marc Aurèle)

Ces citations, c’est Tamara, la nouvelle voisine d’Éva, qui les écrit chaque jour. Un personnage affectueux et auquel on s’attache très vite. On va également découvrir sa petite fille Anaé, qui est en famille d’accueil. Et dès qu’on découvre ce jeune personnage, on sait tout de suite la fin de l’histoire, c’est vraiment prévisible à 100 %.

La fin est très belle, mais manque selon moi, de réflexion philosophique sur le bonheur pour conclure le sujet du livre.

Alors voilà, les personnages sont bien construits et très attachants, et le sujet de l’histoire est vraiment bien. On aborde des thèmes divers et importants et c’est le gros atout du livre. Mais la plume de l’auteure me dérange un peu, avec quelques maladresses. Pour moi, le début de ce livre est assez plat, mais quand on passe le chapitre 8, hop, on est dedans, on ne décroche pas et c’est à partir de cet instant qu’on passe un bon moment. Autre atout du livre, il se lit très vite et est très fluide. C’est un très bon livre de chevet.

Alors venez découvrir le monde d’Angie Le Gac qui vous ouvre les portes d’un univers très réaliste et philosophique.

Je remercie encore La Voie de Calliope et je vous souhaite une bonne lecture.

 

Ma note : 7/10

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